Le marché de l'habitation - Société d'habitation du Québec

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graphique
Prix moyen des maisons individuelles et jumelées*, nouvellement achevées et écoulées (en milliers $).
Dépenses totales en habitation par rapport au produit intérieur brut aux prix du marché, Québec et ailleurs au Canada, 2002 à 2010.
Indice de prix des logements loués (IPLL), indice de prix des logements neufs (IPLN), indice de prix de la rémunération hebdomadaire moyenne (IPRHM)et indice de prix à la consommation (IPC) au Québec, 2002 = 100, 2000 à 2010.

Le marché de l’habitation

Taux d’inoccupation

Le taux d’inoccupation des logements locatifs au Québec était relativement élevé dans les années 90, mais a commencé à fléchir à la fin de cette décennie pour atteindre un creux au début des années 2000. Depuis, il a remonté de façon régulière, tout en demeurant sous le seuil des 3 %. Cette évolution du taux d’inoccupation s’explique par le ralentissement qu’a connu la construction de nouveaux logements pendant les années 90. À la fin de cette décennie, ce fait, combiné à une conjoncture économique favorable et à la formation accrue de nouveaux ménages, a rapidement fait baisser le taux d’inoccupation.

Depuis, la construction de logements locatifs a repris, ce qui explique la remontée progressive de ce taux. Il se situait à 2,7 % en octobre 2010, soit à son plus haut niveau depuis 1999.

Loyers des logements locatifs

En dépit d’un taux d’inoccupation relativement bas, les loyers au Québec demeurent parmi les plus abordables au Canada. En octobre 2010, ils dépassaient les 1 000 $ dans plusieurs villes canadiennes, dont Ottawa, Toronto, Vancouver et Calgary.

En contrepartie, ils se situaient autour de 700 $ dans les villes de Gatineau, Montréal et Québec. Le loyer mensuel moyen est de 835 $ au Canada et de 666 $ au Québec.

Dépenses en habitation

Le ratio des dépenses en habitation sur le produit intérieur brut au Québec a été supérieur à celui de l’ensemble des autres provinces canadiennes dans les années 2000, confirmant la vigueur des secteurs de la construction neuve et de la rénovation au Québec pendant cette période.

L’écart entre le Québec et le reste du Canada s’est même accentué au cours des deux dernières années, possiblement en raison d’une baisse relative plus importante des dépenses en construction neuve dans le reste du Canada en 2009 et d’un programme québécois de crédit d’impôt à la rénovation. ( Voir graphique Dépenses totales en habitation par rapport au produit intérieur brut au prix du marché, Québec et ailleurs au Canada, 2002 à 2011 (155 Ko))

Voici les données illustrées dans le graphique : 2002, Québec : 5,9 %, ailleurs au Canada : 5,4%. 2003, Québec : 6,5 %, ailleurs au Canada : 5,6 %. 2004, Québec : 7,4 %, ailleurs au Canada : 5,8 %. 2005, Québec : 7,3 %, ailleurs au Canada : 5,9 %. 2006, Québec : 7,4 %, ailleurs au Canada : 6,2 %. 2007, Québec : 7,6 %, ailleurs au Canada : 6,5 %. 2008, Québec : 7,7 %, ailleurs au Canada : 6,3 %. 2009, Québec : 7,5 %, ailleurs au Canada : 5,9 %. 2010, Québec : 8,3 %, ailleurs au Canada : 6,4 %.

Mises en chantier

Sur le plan des mises en chantier, depuis le début des années 2000, la part occupée par les propriétés individuelles a diminué pour passer de près de 66 % à 53 %, et ce, principalement au profit des copropriétés. Ce type de résidences semble gagner en popularité puisqu’il représentait 26 % des mises en chantier en 2010, comparativement à 15 % en 2002.

Prix moyen d’une résidence

Si on note une augmentation générale du prix moyen des maisons individuelles et jumelées au Québec, c’est encore à Montréal que ce prix est le plus élevé, soit 341 000 $. Il demeure toutefois inférieur de 31 % à la moyenne des régions métropolitaines de recensement du Canada qui est de 494 000 $.

C’est dans la ville de Québec que le prix de ce type de logement a le plus progressé pendant la première décennie des années 2000 : il est passé de 132 000 $ à 315 000 $ en dix ans, ce qui représente une augmentation de 138 %.

Les maisons neuves individuelles et jumelées les moins chères au Québec se trouvent dans la région de Trois-Rivières où elles se vendent en moyenne 179 000 $. ( Voir tableau Prix moyen des maisons individuelles et jumelées, nouvellement achevées et écoulées [en milliers $] (44 Ko))

Voici les données illustrées dans le graphique Évolution des prix en 2000 à 2010. Montréal : 181 000 $ à 340 000$. Québec : 132 000 $ à 315 000 $. Gatineau : 129 000 $ à 258 000 $. Sherbrooke : 129 000 $ à 221 000 $. Trois-Rivières : 113 000 $ à 179 000 $. Saguenay : 113 000 $ à 190 000 $. RMR du Canada : 234 000 $ à 494 000 $.

Indice de prix des logements neufs

Entre 2000 et 2010, l’indice de prix des logements neufs au Québec a augmenté de façon beaucoup plus importante que celui de la rémunération hebdomadaire moyenne : il a en effet progressé de 61 %, comparativement à 27 %. ( Voir graphique Indice de prix des logements loués, indice de prix des logements neufs, indice de prix de la rémunération hebdomadaire moyenne et indice de prix à la consommation au Québec (38 Ko))

Voici les données illustrées dans le graphique Indice de prix des logements loués (IPLL), indice de prix des logements neufs (IPLN), indice de prix de la rémunération hebdomadaire moyenne (IPRHM) et indice de prix à la consommation (IPC) au Québec, 2002 = 100, 2000 à 2010.

Transactions immobilières

Entre 1995 et 2010, le nombre de transactions immobilières a évolué de façon similaire au Québec et ailleurs au Canada. Toutefois, le Québec a moins souffert des effets de la dernière récession économique en ce domaine. Par rapport au sommet connu en 2007, le nombre de transactions avait baissé de moins de 2 % au Québec en 2009 et de plus de 12 % ailleurs au Canada.

Prêts hypothécaires en souffrance

Durant les années 90, la part des prêts hypothécaires en souffrance était plus élevée au Québec qu’ailleurs au Canada. Depuis le début des années 2000 toutefois, cette proportion s’est inversée. Ce changement s’explique notamment par l’augmentation du nombre d’emplois créés au Québec et la diminution du taux de chômage. La proportion de prêts hypothécaires en souffrance plus élevée des années 90, comparativement aux années 2000 au Québec, s’explique par les taux hypothécaires beaucoup plus bas des dernières années.

Par ailleurs, la récession économique de 2008 a certes influencé à la hausse la proportion de prêts hypothécaires en souffrance au Québec. Mais celle-ci est demeurée limitée, particulièrement si on la compare à ce qui s’est produit chez nos voisins du Sud. Au Québec, le sommet a été atteint en décembre 2009 : il était de 0,39 % comparativement à 4,6 % aux États-Unis.